jeudi 2 février 2012
mercredi 25 janvier 2012
mardi 24 janvier 2012
Le Culte de l'Ours
Aïnous
Leroi-Gourhan A. et A. Un voyage chez les Aïnous - Hokkaido 1938, Albin Michel 1979Leroi-Gourhan A. Archéologie du Pacifique Nord 1936Leroi-Gourhan A. La civilisation du renne, 1946.Montandon G. La civilisation aïnou et les cultures arctiques Payot 1932
lundi 23 janvier 2012
jeudi 19 janvier 2012
Culte du Prince Philip
«Dans sa thèse soutenue en 1985 , Joël Bonnemaison fournit une description sommaire du mythe fondateur du culte, dans lequel il voit une « dérive » du culte John Frum. Selon lui, cette croyance est apparue localement dans un ou plusieurs groupes localisés dans quelques villages du sud-ouest de l'île de Tanna (les plus élevés sur les pentes du mont Tukosmera). Pour leurs habitants, John Frum se confond avec le « dieu noir de Tanna », Karapanenum. Celui-ci a quitté l'île pendant la Seconde Guerre mondiale sur un bateau américain. Déguisé en blanc, il a participé à une compétition organisée par la reine d'Angleterre — celle-ci, à la recherche d'un mari, avait invité tous les « big men » de la planète à s'affronter lors une série d'épreuves. Ses pouvoirs magiques lui ont permis de triompher de ce défi et de devenir le prince-consort du Royaume-Uni.
Interrogé en 2010 par une journaliste, l'anthropologue Kirk Huffman fournit une autre version du mythe. Dans celle-ci, deux esprits sont autrefois sortis du cratère du volcan Yasur : le dieu noir a fondé les tribus de Tanna, le dieu blanc a fondé la race blanche. Lors de la visite royale de la reine aux Nouvelles-Hébrides, en 1974, un villageois a reconnu en le prince-consort l'esprit blanc parti depuis longtemps de l'île. Kirk Huffman souligne également que, pour lui, il serait inapproprié de rattacher le culte du prince Philip aux cultes du cargo : il s'agit d'abord d'un mouvement visionnaire, voire messianique; à l'appui de cette thèse, il retrouve une description des attentes des villageois qu'il avait rédigée en 1979 à l'attention des autorités britanniques :
Marc Tabani apporte quelques précisions sur l'installation du Prince Philip muvmen (qu'il désigne ainsi sous son nom en bichelamar). Il la décrit comme une péripétie d'une période de fragmentation générale des doctrines John Frum, intervenue dans les années 1960 à 1980. Plus attachés encore que les groupes de Green Point dont ils se séparent à se distancier des traits de civilisation coloniaux, les Prince Philip décident à cette époque d'abandonner leurs vêtements à l'occidentale et retournent au port de l'étui pénien pour les hommes, de la jupe en feuille pour les femmes.« Dès qu'il débarquera sur l'île, les plants de kava germeront de partout ; les vieux abandonneront leurs peaux comme des serpents et seront de nouveau jeunes ; il n'y aura plus de maladies et plus de mort ... chaque homme pourra coucher avec toute femme à sa convenance. »
Il paraît vraisemblable que le mythe soit apparu consécutivement à la visite du couple royal britannique aux Nouvelles-Hébrides en 1974. Si on en croit le Daily Mail, le chef Jack Naiva (décédé en 2008) aurait rapporté à un de ses journalistes avoir été un des indigènes pagayant pour accueillir la famille royale, et avoir à cette occasion reconnu en le prince Philip, vêtu de son uniforme blanc, un « Messie ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_du_prince_Philip
mercredi 18 janvier 2012
Bernard Heidsieck. Vaduz
Avec Vaduz, l’auteur nous fait entendre, de façon spectaculaire, l’unique dans la diversité : à la fois une grande œuvre humaniste, et une expérience extrême de la poésie-action.
"Mais que faire de Vaduz ? Qu'en faire ? Sinon, tourner, tourner autour [...] Et faire de Vaduz, ce maxi-village, capitale de ce mini-territoire situé au centre de l'Europe, le Lichtenstein, l'un, sans doute, des plus petits pays du monde, le centre même de notre globe, de notre fichu globe terrestre ! [...] Il s'est agi alors de tracer sur une carte du monde, à partir de Vaduz, des cercles d'égale largeur, s'en éloignant en parallèles successives jusqu'à en boucler la surface totale. [...] Le travail suivant ayant consisté à inscrire dans chacun des cercles, en partant de Vaduz, cercle après cercle, et à leur emplacement géographique, toutes les ethnies rencontrées au cours de ce parcours circulaire, toutes les ethnies possibles, y vivant là, dans leur spécificité de langue, culture, coutumes, aspirations et singularités..."
Écoutez:
http://www.cipmarseille.com/pop_audio.php?id=68
mardi 17 janvier 2012
vendredi 30 décembre 2011
au terme d’un voyage de onze mois à bord d’un voilier cargo
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| In search of the Miraculous |
mercredi 21 décembre 2011
Bombarde et Biniou
ils ont des chapeaux ronds
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| Lit-clos dans le Finistère. |
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| joueur de biniou et bombarde, fragment meuble breton |
Livret bleu de colportage
mardi 18 octobre 2011
Exposition de Maï Thu Perret au Magasin à Grenoble
Extrait "Mai-Thu Perret a commencé sa carrière d’artiste à la fin des années 90, après des études de lettres à Cambridge tout en dirigeant l’espace d’art contemporain Forde à Genève. Elle se fait très vite remarquer sur la scène internationale avec son œuvre Crystal Frontier, un récit autour d’une communauté imaginaire de femmes parties vivre dans le désert du Nouveau Mexique. Elle poursuit la chronique de cette communauté utopique depuis dix ans. Pour donner corps à cette collectivité, elle crée un journal de bord et des objets qui appartiendraient
à ces femmes.Dans son travail, Mai-Thu Perret se plaît à mêlerfiction et réalité en glissant des références historiques et littéraires, pour brouiller les pistes et multiplier les interprétations. C'est par la fiction qu’elle revient sur le passé pour interroger le présent. A travers son travail, elle réfléchit à l'héritage de la pensée utopiste dans la société capitaliste contemporaine. Son œuvre Perpetual Time Clock est liée au
rythme de la vie dans une communauté. Cette horloge géante marque le temps par des symboles qui représentent la routine dans une journée qui structure la vie en communauté."
lundi 17 octobre 2011
Harald Szeemann, Carré bleu diffusé en septembre 1968
mardi 21 juin 2011
LOTHAR BAUMGARTEN - MAI 2011 - PARIS

« L’œuvre Fragmento Brasil consiste en six projecteurs de diapositives synchronisés, organisés en trois paires, avec deux projecteurs individuels additionnels. Chaque paire de projecteurs a son propre intervalle, pour un total de 648 images projetées simultanément. Les tailles de projection sont différentes et s’équilibrent en fonction des autres. Pour créer une dynamique, la taille des images projetées répond aux conditions architecturales du lieu d’exposition. C’est une pièce sans son, existant en quatre versions composées individuellement.
Les images proviennent de trois sources visuelles: des détails de quatre-vingts peintures d’Albert Eckhout représentant des oiseaux brésiliens sur fond de paysages européens idéalisés, datant de 1654 ; des dessins réalisés par les indiens Yãnomãmi au crayon, à l’aquarelle et au stylo ; des photographies en noir et blanc de paysages des régions du Rio Caroni, Rio Uraricuera et Rio Branco au Venezuela et au Brésil, que j’ai prises en 1977.
La façon dont la peinture européenne voit les oiseaux brésiliens s’oppose à la manière indigène qui, elle, explore. Dans cette configuration, lignes et concepts se recouvrent, souvent harmonieusement. Par cette strate binaire, elle nous renvoie à la diversité de deux mondes protéiformes. Cet enchaînement, qui mêle des images projetées à des intervalles qui changent indéfiniment, crée son osmose et son parcours. Les dessins abstraits et les aquarelles des Yãnomãmi reflètent le cosmos animiste d’une société sans écriture, et correspondent souvent aux motifs du plumage des oiseaux. Ces espèces servent aussi de gibier et sont couramment utilisées dans la cuisine indigène. Les indiens prennent les plumes comme parure, et leurs motifs pour les peintures corporelles et la décoration des objets. Ces faits à la fois exceptionnels et intrigants, sont devenus, de par leur qualité remarquable, les matériaux à l’origine de cette pièce.
Les dessins des Yãnomãmi, qui n’avaient jamais vu de feuille de papier avant de dessiner dessus, sont extraordinairement sensuels dans leur vérité spirituelle et leur habileté technique. Ces compositions ont été initiées et collectées par moi-même lors de mon séjour de dix-huit mois dans la région du Haut-Orénoque auprès du peuple des Kashorawë-theri en 1978-1980. Grâce à leur mode de vie nomade et semi-sédentaire, j’ai pu rencontrer plusieurs autres groupes de la société Yãnomãmi, qui vit dans les forêts du Sud du Venezuela et du Nord du Brésil dans les monts Parima et Pacaraima. Les motifs inspirés de la faune et de la flore sont très présents dans leur vie quotidienne. Ils représentent régulièrement les hekura, ces puissants esprits de leur monde animiste. Les photographies de paysages ont été prises durant une marche de cinq mois dans la Gran Sabana (La Grande Savane) au Venezuela et au Nord du Brésil en 1977. »
Lothar Baumgarten





























