jeudi 2 février 2012

William T. Maud, Un coup d'oeil aux Indigènes, 1899


L'Afrique du Sud sauvage à Earl's Court, Londres en 1899

mardi 24 janvier 2012

Le Culte de l'Ours

Aïnous

Peuple de Russie (Sakhaline et Kouriles) et du Japon (Hokkaido). L'ethnie japonaise résulte de la fusion d'éléments mongoloïdes venus d'Asie par la Corée et d'éléments indonésiens venus par Formose. Ces immigrants, plusieurs siècles avant notre ère, refoulèrent vers le nord la population blanche autochtone des Aïnous. Si les Japonais ont occupé également, depuis 1500, l'île de Hokkaido, ils n'ont pas assimilé les Aïnous : villages japonais et villages aïnous demeurent séparés.
Chasse, pêche, cueillette, fabrication d'arcs, épieus, massues, crochets mobiles de pêche, vannerie, tissage caractérisent la culture aïnou antérieurement à l'arrivée des Japonais. Le système de parenté révèle quelques survivances d'organisation matriarcale. La religion, teintée de magie, jour un rôle social prépondérant : au culte de l'ours s'ajoute la vénération des « inao », sortes de bâtons originellement en forme d'hommes ou d'animaux. Ce sont simultanément des êtres participant de la divinité, des offrandes aux divinités et, surtout, des messagers, intermédiaires entre les hommes et les puissances supérieures. L'ours est souvent considéré, lui-même, comme un inao.

 Les Aïnous ont ensuite emprunté à la culture japonaise l'usage du fer, la culture du millet, du riz et du maïs, les barques et bassins de capture pour la pêche. Les anciens villages de pêcheurs demeurent tels, mais la plupart des villages de chasseurs se tournent vers l'agriculture.

Le culte de l'ours est un culte religieux et symbolique. L'ours y symbolise la puissance, le renouveau et la royauté. Bien que la question de son ancienneté soit l'objet de nombreux débats, on retrouve trace de ce culte dans de multiples coutumes folkloriques incluant des danses, des chasses ritualisées, des chants et des ports de masques dans de multiples sociétés humaines, aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord ou en Sibérie.

Cérémonie dite Iomante chez les Aïnous du Japon (Peinture japonaise, vers 1870)

Le Chamanisme des Aïnous du Hokkaido (Japon): Le Kami de l'Ours

Dans l'étrange pays des Aïnous règnent aussi les esprits. Les Aïnous vivent essentiellement sur l'île de Hokkaido et sur Sakhaline. Ils peuplaient autrefois tout le Honshu et toutes les îles du Japon au Kamtchatka. Ils pourraient être des descendants d'une population blanche qui aurait pérégriné à travers l'Asie Centrale. 

En effet les habitants les plus anciens vinrent sur l'archipel japonais à la fin de l'Ere Glaciaire par un détroit reliant ces futures îles à la Corée et à la Chine et leur type racial est mongoloïde. Une nouvelle population arriva de Sibérie mais cette fois par le dernier détroit praticable à travers les Sakhalines actuelles. C'est elle qui développa la culture Jomôn et dont peuvent descendre nos Aïnous. Au Yayoi les îles furent pénétrées par le sud par une dernière population qui repoussa les Aïnous vers le nord de Honshu et les conserva à Hokkaïdo.
Au pays des hommes barbus et des femmes à moustaches peintes traditionnelles le Maître, l'esprit universel où domine le monde des kamui qui animent ce qui vit ou qui est. Son siège principal est la montagne. Parallèlement à son royaume se situe celui de la Déesse des Eaux qui détermine le cheminement et le foisonnement des baleines et des saumons. 

L'ours est sur terre l'animal-esprit le plus important. On lui rend un culte spécial qui comporte la fameuse cérémonie de l'ours pendant laquelle un ours vivant est sorti d'une cage rituelle, attaché à un poteau où il sera tué rituellement aux flèches et aura la nuque brisée sur un tronc d'arbre. Sa chaire sera divisée, son foie mangé par le chef de cérémonie et sa dépouille exposée en bonne place. Il est le maître des animaux terrestres comme l'orque est celui du monde marin.

Le culte de l'ours est d'origine sibérienne n'est pas le seul rite des Ainous. Il semble que le culte du serpent, qui n'est pas connu en Sibérie, a précédé celui de l'ours. Il pourrait avoir une origine de région de l'Asie du Sud-Est d'où viendrait aussi un culte de l'épée. Leurs voisins, les Toungouses de Mandchourie ou les Nivkh, utilisent l'arc composé, alors que les Ainous utilisent l'arc simple comme les peuples du sud. Selon Vovi l'utilisation de la fèche empoisonnée comme celle du pagne pour seul vêtement en été, serait un usage venu du Sud (Vovin 1993, 162).
Leroi-Gourhan A. et A. Un voyage chez les Aïnous - Hokkaido 1938, Albin Michel 1979Leroi-Gourhan A. Archéologie du Pacifique Nord 1936Leroi-Gourhan A. La civilisation du renne, 1946.Montandon G. La civilisation aïnou et les cultures arctiques Payot 1932


lundi 23 janvier 2012

sac à dos

Hotte de colporteur

L'autre monde

quelque part en France.... Le hameau L'autre monde, 10140 Unienville

jeudi 19 janvier 2012

Culte du Prince Philip



Le prince Philip et son épouse




«Dans sa thèse soutenue en 1985 , Joël Bonnemaison fournit une description sommaire du mythe fondateur du culte, dans lequel il voit une « dérive » du culte John Frum. Selon lui, cette croyance est apparue localement dans un ou plusieurs groupes localisés dans quelques villages du sud-ouest de l'île de Tanna (les plus élevés sur les pentes du mont Tukosmera). Pour leurs habitants, John Frum se confond avec le « dieu noir de Tanna », Karapanenum. Celui-ci a quitté l'île pendant la Seconde Guerre mondiale sur un bateau américain. Déguisé en blanc, il a participé à une compétition organisée par la reine d'Angleterre — celle-ci, à la recherche d'un mari, avait invité tous les « big men » de la planète à s'affronter lors une série d'épreuves. Ses pouvoirs magiques lui ont permis de triompher de ce défi et de devenir le prince-consort du Royaume-Uni.
La croyance en un prince Philip natif de Tanna et déguisé en blanc a également été relevée en 1991 par William F. S. Miles, professeur en sciences politiques.
Interrogé en 2010 par une journaliste, l'anthropologue Kirk Huffman fournit une autre version du mythe. Dans celle-ci, deux esprits sont autrefois sortis du cratère du volcan Yasur : le dieu noir a fondé les tribus de Tanna, le dieu blanc a fondé la race blanche. Lors de la visite royale de la reine aux Nouvelles-Hébrides, en 1974, un villageois a reconnu en le prince-consort l'esprit blanc parti depuis longtemps de l'île. Kirk Huffman souligne également que, pour lui, il serait inapproprié de rattacher le culte du prince Philip aux cultes du cargo : il s'agit d'abord d'un mouvement visionnaire, voire messianique; à l'appui de cette thèse, il retrouve une description des attentes des villageois qu'il avait rédigée en 1979 à l'attention des autorités britanniques :
« Dès qu'il débarquera sur l'île, les plants de kava germeront de partout ; les vieux abandonneront leurs peaux comme des serpents et seront de nouveau jeunes ; il n'y aura plus de maladies et plus de mort ... chaque homme pourra coucher avec toute femme à sa convenance. »
Marc Tabani apporte quelques précisions sur l'installation du Prince Philip muvmen (qu'il désigne ainsi sous son nom en bichelamar). Il la décrit comme une péripétie d'une période de fragmentation générale des doctrines John Frum, intervenue dans les années 1960 à 1980. Plus attachés encore que les groupes de Green Point dont ils se séparent à se distancier des traits de civilisation coloniaux, les Prince Philip décident à cette époque d'abandonner leurs vêtements à l'occidentale et retournent au port de l'étui pénien pour les hommes, de la jupe en feuille pour les femmes.
Il paraît vraisemblable que le mythe soit apparu consécutivement à la visite du couple royal britannique aux Nouvelles-Hébrides en 1974. Si on en croit le Daily Mail, le chef Jack Naiva (décédé en 2008) aurait rapporté à un de ses journalistes avoir été un des indigènes pagayant pour accueillir la famille royale, et avoir à cette occasion reconnu en le prince Philip, vêtu de son uniforme blanc, un « Messie ».


http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_du_prince_Philip

mercredi 18 janvier 2012

Bernard Heidsieck. Vaduz

De Vaduz, capitale du Lichtenstein (le plus petit pays au monde), Bernard Heidsieck fait le centre du monde, à partir duquel il recense et dit la liste des peuples et ethnies de la planète.
Avec Vaduz, l’auteur nous fait entendre, de façon spectaculaire, l’unique dans la diversité :  à la fois une grande œuvre humaniste, et une expérience extrême de la poésie-action.


 "Mais que faire de Vaduz ? Qu'en faire ? Sinon, tourner, tourner autour [...] Et faire de Vaduz, ce maxi-village, capitale de ce mini-territoire situé au centre de l'Europe, le Lichtenstein, l'un, sans doute, des plus petits pays du monde, le centre même de notre globe, de notre fichu globe terrestre ! [...] Il s'est agi alors de tracer sur une carte du monde, à partir de Vaduz, des cercles d'égale largeur, s'en éloignant en parallèles successives jusqu'à en boucler la surface totale. [...] Le travail suivant ayant consisté à inscrire dans chacun des cercles, en partant de Vaduz, cercle après cercle, et à leur emplacement géographique, toutes les ethnies rencontrées au cours de ce parcours circulaire, toutes les ethnies possibles, y vivant là, dans leur spécificité de langue, culture, coutumes, aspirations et singularités..."

Écoutez:
http://www.cipmarseille.com/pop_audio.php?id=68

vendredi 30 décembre 2011

au terme d’un voyage de onze mois à bord d’un voilier cargo


In search of the Miraculous
Bas Jan Ader fait des études d’art à l’Instituut voor Kunstnijverheidsonderwijs. 

Après plusieurs périples aventureux en mer, il s’établit à Los Angeles en 1963 au terme d’un voyage de 11 mois à bord d’un voilier cargo, parti du Maroc. 

A Los Angeles, il étudie l’art et la philosophie à l’Académie des Arts. A partir de ce moment, Bas Jan Ader devient un membre très actif de la scène artistique californienne. Il participe à des séminaires à CalArts et au Otis College, et devient un membre permanent de la UC Irvine Art Faculty.
Bas Jan Ader développe en peu de temps (de 1970 à 1975, année de sa disparition) une oeuvre marquée par des thèmes récurrents, tels que la disparition, l’échec et la chute.
Dans de nombreux films et photographies, Bas Jan Ader se met en scène sous les traits d’un personnage impassible qui s’abandonne aux effets de la gravité. L’élaboration d’une telle figure artistique rappelle l’implacabilité du dandy qui s’impose des règles de vie drastiques pour questionner les normes sociales en vigueur.
Cette maîtrise de soi est toujours mise à mal par une force aléatoire qui engendre une perte de contrôle et transforme le sujet en objet. Dans "Untitled (Tea Party)", Bas Jan Ader est ainsi surpris par la chute non pas de son propre corps, mais d’un piège en bois qu’il a lui même mis en place.
Bas Jan Ader a souvent laissé le jeu créatif prendre le pas sur sa volonté, un risque qui lui valut de disparaître en mer en 1975, au cours d’une performance : "In Search of the Miraculous II". 

publié là http://www.moreeuw.com/histoire-art/bas-jan-ader.htm

mercredi 21 décembre 2011

Bombarde et Biniou

Les plus anciens instruments utilisés pour accompagner la danse en Bretagne sont la Bombarde, une sorte de hautbois, et le Biniou Koz (ce qui signifie "vieux biniou"), une cornemuse. Dans le courant du 19e siècle, le Koz tendra à être remplacé par la Northumberland Pipe, originaire des Îles britanniques. Plus tard arrivera l'accordéon.
Les photographies représentent des joueurs de Bombarde et de Biniou Koz. 
publié ici : http://dancairedoc.blogspot.com/2010/01/musique-de-tradition-populaire-en.html

ils ont des chapeaux ronds

Lit-clos dans le Finistère.
Le lit-clos est un meuble traditionnel de la Bretagne, et l'est resté plus longtemps qu'ailleurs en Basse-Bretagne. Dans des logements habituellement constitués d'une seule pièce, abritant toute la maisonnée, le lit-clos permettait un peu d'intimité et conservait la chaleur de ses occupants l'hiver. Il pouvait être à deux niveaux; dans ce cas, les jeunes dormaient à l'étage.


joueur de biniou et bombarde, fragment meuble breton

mal aux dents?

Collier de pattes de taupe. Normandie 19ème.

repassage à l'amidon et paille pour costumes traditionnels bretons


Photos prises par Eva Taulois, 2011

Livret bleu de colportage


Le cuisinier françois / textes présentés par Jean-Louis Flandrin [et] Philip et Mary Hyman ; [introduction à la collection par Daniel Roche].- Paris (3, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 4e) : Montalba, 1983.- 543 p. : couv. ill. ; 18 cm.- (Bibliothèque bleue).

De la fin du XVIe siècle à la fin du XIXe siècle, de la France des rois Bourbon à la Troisième République, pendant près de trois siècles, la Bibliothèque bleue a constitué, pour la majorité de la population, le moyen le plus commun d'accéder à la culture écrite. Dans l'histoire de l'imprimerie et de la lecture, c'est sans conteste la formule éditoriale qui a connu le succès le plus long et le plus massif, et fait circuler partout des dizaines de millions d'exemplaires. Trois aspects la caractérisent : des apparences matérielles, un mode de production et de diffusion, un ensemble de titres.

Les livrets bleus doivent leur nom à une couverture de papier gris-bleu, dont on dit qu'il servait à envelopper les pains de sucre. Elle ne comporte ni titre, ni nom d'auteur, ni adresse typographique. Le bleu, plus fréquemment employé que les autres couleurs, a fini par qualifier ordinairement les oeuvres et par supplanter, dans la désignation d'une collection imprécise, toutes les autres caractéristiques qui en sont inséparables : petits formats le plus souvent, faible nombre de pages (les livrets de plus de cinquante pages sont rares), mauvais papier, impression on bâclée, encrage défectueux, caractères usés, coquilles nombreuses, illustrations rares et de plus en plus archaïques. L'ensemble correspond à un produit de faible coût, vendu très bon marché, qui est en même temps fragile et se conserve mal. Dans le monde de la rareté qui caractérise la civilisation traditionnelle, c'est déjà un objet de consommation massive et éphémère.

Pour l'essentiel, la production des livres bleus a été mise au point dans les ateliers de Troyes en Champagne. Des imprimeurs astucieux et soucieux de profits rapides reprennent et systématisent des moyens de présentation utilisés très tôt dans les officines lyonnaises ou parisiennes, pour imprimer canards, factums, almanachs et d'innombrables textes de balivernes et de fadaises, sans oublier les cantiques et les recueils pieux. Le tout est destiné à tous les publics. Mais également, la Bibliothèque bleue troyenne qui trouve son bien partout est imitée partout : à la fin du XVIIIe siècle, on identifie plus de cent cinquante imprimeurs et plus de soixante-dix centres producteurs. Ils sont dans toute la France, mais surtout celle du nord, de langue d'oïl et de forte alphabétisation. Chaque cité importante a son libraire de colportage. Car, c'est à partir du réseau solidement implanté dans les capitales provinciales et à Paris que d'innombrables colporteurs répandent avec d'autres merceries la foule croissante des petites brochures. Dans les rues de la ville et du bourg, à la criée ou de porte en porte, dans les chaumières de village, au château comme au presbytère, les porte-balles diffusent une production conçue pour ce type de vente et adaptée à des clientèles à la fois populaires et notables. Par nature, la diffusion de la Bibliothèque bleue, c'est le dialogue des villes et des campagnes.

Les contes bleus / textes présentés par Geneviève Bollème [et] Lise Andriès ; [introduction à la collection par Daniel Roche].- Paris (3, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 4e) : Montalba, 1983.- 413 p. : couv. ill. ; 18 cm.- (Bibliothèque bleue).

C'est pourquoi, il reste partiellement vain de vouloir qualifier, une fois pour toutes, le public des lecteurs et des acheteurs. Citadins et ruraux, classes populaires et groupes dominants, y tiennent leur rôle tour à tour. C'est un phénomène de lecture partagée qu'il faut y découvrir, dont les implications urbaines ou campagnardes varient dans le temps et dans l'espace régional, et dont les caractéristiques sociales changent avec les textes. Dans la France ancienne, comme aujourd'hui, chacun peut lire selon ses besoins, ses capacités, ses moyens et les livrets de la Bibliothèque bleue trouvent d'innombrables lecteurs et des publics plutôt qu'un public, dont les transformations se font de haut en bas de l'échelle sociale, et des villes vers les champs, au fur et à mesure que la formule éditoriale se développe et que l'alphabétisation progresse, permettant ainsi une large diffusion.

C'est pourquoi chacun trouve ce qu'il veut et quand il veut, recette de bien vivre, consolation des âmes, attrait de la diversité, dans les mille deux cents titres qui ont circulé par les routes et les chemins vers des amateurs de tous ordres : ensemble disparate d'ouvrages anciens nés dans un autre contexte historique, de textes nouveaux et souvent remaniés, de productions anonymes ou bien attribuées (les contes de fées de Perrault n'en sont qu'un exemple). L'important est pour nous de ne pas dissocier ce que le talent des éditeurs et la soif culturelle des publics ont associé pendant trois cents ans. Retrouver la Bibliothèque bleue, c'est regarder d'un autre œil cette variété des usages et ces procédures différentes d'élaboration et de choix des textes qui rendent familier l'écrit imprimé, même chez ceux qui ne savent pas lire et pour qui le papier parle de lui-même. Ainsi la piété, le métier, le divertissement, le rêve habituent le plus grand nombre à manier sous une forme appauvrie des objets culturels venus d'un autre monde.
(...)Une géographie des attentes se dévoile dans une vingtaine de sujets principaux : les gueux, les femmes, la cuisine, la mort, l'écriture, la civilité, le rire, le corps, la magie, la sainteté, le roman, le catéchisme, les brigands, les métiers, la misère, le temps, l'histoire... Le merveilleux, le burlesque, le sacré, l'utilitaire en constituent les principaux horizons. Colportés de villes en villages, échangés de mains en mains, lus et dits, témoins d'innombrables procédures d'appropriation, ces écrits graves ou savoureux, supports de l'imagination ou instruments du quotidien, ont composé les savoirs ordinaires de la France pré-industrielle. D.R.
publié ici : http://bogros.blogspot.com/2008_06_01_archive.html

mardi 18 octobre 2011

Exposition de Maï Thu Perret au Magasin à Grenoble

http://magasin-cnac.org/uploads/331CP%20evolutif%20MTP.pdf

Extrait "Mai-Thu Perret a commencé sa carrière d’artiste à la fin des années 90, après des études de lettres à Cambridge tout en dirigeant l’espace d’art contemporain Forde à Genève. Elle se fait très vite remarquer sur la scène internationale avec son œuvre Crystal Frontier, un récit autour d’une communauté imaginaire de femmes parties vivre dans le désert du Nouveau Mexique. Elle poursuit la chronique de cette communauté utopique depuis dix ans. Pour donner corps à cette collectivité, elle crée un journal de bord et des objets qui appartiendraient
à ces femmes.Dans son travail, Mai-Thu Perret se plaît à mêlerfiction et réalité en glissant des références historiques et littéraires, pour brouiller les pistes et multiplier les interprétations. C'est par la fiction qu’elle revient sur le passé pour interroger le présent. A travers son travail, elle réfléchit à l'héritage de la pensée utopiste dans la société capitaliste contemporaine. Son œuvre Perpetual Time Clock est liée au
rythme de la vie dans une communauté. Cette horloge géante marque le temps par des symboles qui représentent la routine dans une journée qui structure la vie en communauté."

lundi 17 octobre 2011

Harald Szeemann, Carré bleu diffusé en septembre 1968

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/carre-bleu/3436013-harald-szeemann.html
http://anygivenname.org/

mardi 21 juin 2011

LOTHAR BAUMGARTEN - MAI 2011 - PARIS



La galerie Marian Goodman a présenté le mois dernier sa quatrième exposition de l’artiste Lothar Baumgarten, avec Fragmento Brasil / Réalité Silhouette Paradoxe (1977-2005), une projection multiple de diapositives existant en quatre versions.


« L’œuvre Fragmento Brasil consiste en six projecteurs de diapositives synchronisés, organisés en trois paires, avec deux projecteurs individuels additionnels. Chaque paire de projecteurs a son propre intervalle, pour un total de 648 images projetées simultanément. Les tailles de projection sont différentes et s’équilibrent en fonction des autres. Pour créer une dynamique, la taille des images projetées répond aux conditions architecturales du lieu d’exposition. C’est une pièce sans son, existant en quatre versions composées individuellement.

Les images proviennent de trois sources visuelles: des détails de quatre-vingts peintures d’Albert Eckhout représentant des oiseaux brésiliens sur fond de paysages européens idéalisés, datant de 1654 ; des dessins réalisés par les indiens Yãnomãmi au crayon, à l’aquarelle et au stylo ; des photographies en noir et blanc de paysages des régions du Rio Caroni, Rio Uraricuera et Rio Branco au Venezuela et au Brésil, que j’ai prises en 1977.

La façon dont la peinture européenne voit les oiseaux brésiliens s’oppose à la manière indigène qui, elle, explore. Dans cette configuration, lignes et concepts se recouvrent, souvent harmonieusement. Par cette strate binaire, elle nous renvoie à la diversité de deux mondes protéiformes. Cet enchaînement, qui mêle des images projetées à des intervalles qui changent indéfiniment, crée son osmose et son parcours. Les dessins abstraits et les aquarelles des Yãnomãmi reflètent le cosmos animiste d’une société sans écriture, et correspondent souvent aux motifs du plumage des oiseaux. Ces espèces servent aussi de gibier et sont couramment utilisées dans la cuisine indigène. Les indiens prennent les plumes comme parure, et leurs motifs pour les peintures corporelles et la décoration des objets. Ces faits à la fois exceptionnels et intrigants, sont devenus, de par leur qualité remarquable, les matériaux à l’origine de cette pièce.

Les dessins des Yãnomãmi, qui n’avaient jamais vu de feuille de papier avant de dessiner dessus, sont extraordinairement sensuels dans leur vérité spirituelle et leur habileté technique. Ces compositions ont été initiées et collectées par moi-même lors de mon séjour de dix-huit mois dans la région du Haut-Orénoque auprès du peuple des Kashorawë-theri en 1978-1980. Grâce à leur mode de vie nomade et semi-sédentaire, j’ai pu rencontrer plusieurs autres groupes de la société Yãnomãmi, qui vit dans les forêts du Sud du Venezuela et du Nord du Brésil dans les monts Parima et Pacaraima. Les motifs inspirés de la faune et de la flore sont très présents dans leur vie quotidienne. Ils représentent régulièrement les hekura, ces puissants esprits de leur monde animiste. Les photographies de paysages ont été prises durant une marche de cinq mois dans la Gran Sabana (La Grande Savane) au Venezuela et au Nord du Brésil en 1977. »

Lothar Baumgarten

dimanche 29 août 2010

Le Megalosaure de Crystal Palace Park


Os à partir desquels Richard Owen déduisit la forme totale du Megalosaure (1854)


Maquette du Megalosaure de Benjamin Waterhouse Hawkins


Atelier de Benjamin Waterhouse Hawkins à Central Park Arsenal (circa 1870)


Megalosaure du Crystal Palace Park par Benjamin Waterhouse Hawkins (circa 1855)

vendredi 13 août 2010