dimanche 1 avril 2012
mardi 27 mars 2012
I visited Dungeness on Sunday, a large exspanse of shingle on the South East coast of England. It is a bleak landscape with two nuclear power stations, a lighthouse and a small village of fisherman's shacks and modern experimental dwellings. There is also these large concrete structures called 'sound mirrors'.
The sound mirrors, known colloquially as 'listening ears' are located on the banks of a now disused gravel pit. The mirrors were built in the late 1920s and early 1930s as an experimental early warning system for incoming aircraft. They could effectively be used to detect slow moving enemy aircraft before they came into sight and worked by concentrating sound waves towards a central point, where a microphone would have been located. However, their use was limited as aircraft became faster. Operators also found it difficult to distinguish between aircraft and seagoing vessels. In any case, they quickly became obsolete due to the invention of radar in 1932. The experiment was abandoned, and the mirrors left to decay. These desolate concrete monuments now sit redundant within the beak landscape of Dungeness, functioning only as a tourist attraction.
dimanche 18 mars 2012
Enfilez-moi à cette chaîne, Je fais partie de celle-ci,
I yearn to belong, let me belong, let me belong,
(Des plantes ressuscitées après 31 800 ans...)
Une équipe russe a régénéré une plante vieille de 31 800 ans à partir de graines trouvées dans le sol gelé de la Sibérie.
(Flavor Flav est facilement reconnaissable à la grosse horloge qu'il porte autour de son cou ainsi qu'à ses chapeaux et lunettes)
Les années passent. Les choses ne changent pas. Il y a environ 31 800 ans, dans le nord de la Sibérie, un écureuil se prépare à l’hiver en amassant dans son terrier tout ce qu’il peut trouver de graines. Et parmi ces graines, il engrange celles de Silene stenophylla, une plante encore commune aujourd’hui dans le nord du Japon ou de la Russie. Mais pour une raison inconnue, l’écureuil ne boulotte pas ses réserves et les graines, restées là, sont respectivement ensevelis et gelés par le temps et le climat. L’histoire aurait pu en rester là... sans la curiosité de chercheurs russes.
Car en étudiant des couches de sols gelés – ou permafrost – riches en os de mammouth et de rhinocéros laineux de la fin du Pléistocène, les scientifiques ont retrouvé, à 38 mètres de profondeur, le garde-manger de l’écureuil… ainsi que 70 autres terriers. Après avoir daté les semences à 31 800 ans grâce au radiocarbone, ils ont utilisé les graines immatures pour cultiver, in vitro, les tissus de S. stenophylla. Et par ce biais, ils ont obtenu des plantes viables : celles-ci ont fleuri et même donné des graines (S. Yashina et al., PNAS, 20 février 2012).
A ce jour, ces plantes sont les plus anciens organismes multicellulaires vivants. Pour les auteurs, cette étude montre que le permafrost, qui couvre 20% de la surface terrestre, pourrait être un important réservoir en graines anciennes. A noter que jusqu’à ce travail, la plus ancienne graine ayant germée, Mathusalem, datait de 2000 ans… seulement.
Hollow. Biophilia. Bjork.
Hollow, my ancestors have access
Hollow, I’m falling down the abyss
Hollow, looking for some answers
Generations of mothers sailing in
Somehow they all were shipfolks
Hollow, the ground is opening up
Swallows, me up, the trunk of DNA
The trunk of DNA, truck
Now come forth, all species
Hollow like a bead in necklace
Thread me upon this chain
I’m part of it, ohh
The everlasting necklace
Jewels after jewels after jewels after
Jewels after jewels after jewels
I yearn to belong, let me belong, let me belong,
Hollow, I’m falling down the abyss
Hollow, looking for some answers
Generations of mothers sailing in
Somehow they all were shipfolks
Hollow, the ground is opening up
Swallows, me up, the trunk of DNA
The trunk of DNA, truck
Now come forth, all species
Hollow like a bead in necklace
Thread me upon this chain
I’m part of it, ohh
The everlasting necklace
Jewels after jewels after jewels after
Jewels after jewels after jewels
I yearn to belong, let me belong, let me belong,
mardi 13 mars 2012
Slow Action
Slow Action is a post-apocalyptic science fiction film that brings together a series of four 16mm works which exist somewhere between documentary, ethnographic study and fiction.
Films:
Eleven
Hiva (The Society Islands)
Kanzennashima
Somerset
"Slow Action continues my exploration of curious and extraordinary environments, and applies the idea of island biogeography - the study of how species and eco-systems evolve differently when isolated and surrounded by unsuitable habitat - to a conception of the Earth in a few hundred years; the sea level rising to absurd heights, creating hyperbolic utopias that appear as possible future mini-societies."
Ben Rivers
lundi 12 mars 2012
A wood waste burner, known as a teepee burner or wigwam burner in the United States and a beehive burner in Canada, is a free-standing conical steel structure ranging from 30 to 60 feet in height. They are named for their resemblance to beehives, teepees or wigwams. A sawdust burner is cylindrical. They have an opening at the top that is covered with a steel grill or mesh.
Teepee or beehive burners are used to dispose of waste wood in logging yards and sawdust from sawmills by burning. As a result they produce a large quantity of smoke and ash which is vented directly into the atmosphere without any sort of scrubbing or cleaning, contributing to poor air conditions wherever they are used.The burners are considered to be a major source of air pollution and are being phased out in most areas.
Teepee burners went out of general use in the Northwestern United States in the early 1970s, and are prohibited from operation in Oregon. The wood waste is now used as a component in various forest products, such as particle board and mulch.
dimanche 11 mars 2012
cochon à dents recourbées
Malakula, Vanuatu
Animal par excellence qu'on offre en sacrifice, on prise aussi le cochon pour ses dents recourbées. On les obtient en arrachant des incisives pour que les dents antagonistes croissent démesurément et prennent ainsi la forme d'un croc. Ces dents recourbées servent de parures et d'insignes importants lors de grandes cérémonies et marquent aussi le degré d'initiation dans les grades des rangs sociaux dont celui de chef.
Les Océaniens ont toujours considéré la possession de cochons comme un signe de richesse. En fait, et surtout en Mélanésie, il vaut cher en termes d'échanges, en termes d'achat (par exemple, en monnaies de coquillages) et aussi en termes symboliques, ses crocs servant à la fois de bijoux et d'insigne de rang.
| Pendentif 18 cm x 12 cm Dépôt du Séminaire de Québec Collection du Musée de la civilisation Vers 1920 (?) Papouasie Nouvelle-Guinée Dents de cochon; ivoire; fève; graine; bois; bambou; fibre végétale; résine; coquillage. Quatre crocs de cochon, insignes de haut grade (chef, leader) et fort prisés en Mélanésie, forment l'élément essentiel de ce pendentif. Une corde torsadée les attache au disque central, en vannerie et bambou, ornementé de graines blanches, de haricots rouges et d'un coquillage blanc, tous fixés par une résine noire. |
Dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l'incisive supérieure des cochons était cassée pour permettre à l'inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le verrat devenait « une réserve d'« âme masculine » et cette substance devait passer au sacrificateur de l'animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d'acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs et d'atteindre les plus hauts grades […]. L'identification entre le verrat et son propriétaire était si forte que l'on incorporait les défenses de l'animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de cochons ». Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l'élevage des cochons.
Wikipedia
le fiancé verse le prix de la dot à la famille de la femme et la transaction se règle ordinairement au moyen de cochons à dents recourbées, animaux qui représentent une grande valeur (le prix d’un jeune femme varie de deux à six cochons à dents). Il n’y a rien de dégradant dans cet échange quand on voit le culte dont sont entourés ces animaux élevés méticuleusement et à grands frais durant des années, après enlèvement des canines de la mâchoire supérieure, permettant aux canines inférieures de se développer et d’atteindre, en s’enroulant , des dimensions extraordinaires.
Les Nouvelles Hébrides, Note dactylo (auteur inconnu)à l'époque du Condominium.
http://port-vila.blogspot.com/
Défense de sanglier
| Drapeau du Vanuatu |
Le vert représente la richesse du pays, le rouge le sang des hommes et le noir le peuple Mélanésien. Le Y jaune, quant à lui, représente la lumière celèste arrivant sur l'île (90% de la population est catholique).
Le dessin jaune sur fond noir est une défense de sanglier, symbole de prospérité avec des feuilles de fougères.
lundi 27 février 2012
Le camouflage, une peinture cubiste ?
Gertrude Stein rapporte que, devant le premier canon camouflé qu’il vit, Picasso s’écria : « C’est nous qui avons fait cela. » Comment Picasso a-t-il pu attribuer la paternité d’une peinture utilitaire au cubisme ? Par quelle opération mystérieuse le cubisme se retrouva-t-il sur du matériel militaire ?
Guirand de Scevola donna lui-même les premiers éléments d’explication : « J’avais, pour déformer totalement l’objet, employé les moyens que les cubistes utilisent pour le représenter, ce qui me permit par la suite d’engager dans ma section quelques peintres aptes à dénaturer n’importe quelle forme. » Les cubistes et le camouflage poursuivaient un but similaire : intégrer la figure au fond, l’objet à son environnement.
Pour les cubistes, le problème était de figurer des objets colorés en trois dimensions sur la surface plane du tableau et de les incorporer à cette unité plastique. Pour ce faire, ils représentaient les objets vus sous divers angles, que les « passages », les dégradés colorés, permettaient de relier entre eux et à l’arrière-plan. La restriction des couleurs à un camaïeu de brun et de gris accentuait cette fusion. En reniant la perspective à point de vue unique, la lumière ne provenait plus d’une source isolée, mais servait à faire ressortir les volumes indépendamment de tout éclairage naturel.
De la sorte, leurs peintures, comme Les Usines du Rio-Tinto à l’Estaque, faisaient éclater le volume homogène des objets, brisaient leurs contours et rendaient leur position dans l’espace par une succession de plans : les bâtiments sont figurés les uns au-dessus des autres selon des angles variés, et leur forme n’est jamais complètement délimitée, un côté se fondant avec le fond. Le tableau, pour qui n’est pas familiarisé avec cette déconstruction visuelle, peut apparaître comme une surface couverte d’aplats colorés légèrement modulés, s’apparenter à de l’abstraction. Une « illisibilité » qui rejoint l’invisibilité recherchée par le camouflage.
Le matériel militaire était peint d’aplats de couleur unie indépendants des formes et de l’éclairage de manière à abolir le volume de l’objet, à rendre ses contours indéchiffrables et à l’amalgamer à son environnement. Les camaïeux de brun, de gris et de vert, couleurs les plus communes dans la nature et les moins visibles, servaient au mieux cette recherche de fusion.
Auteur : Claire Le Thomas.
Guirand de Scevola donna lui-même les premiers éléments d’explication : « J’avais, pour déformer totalement l’objet, employé les moyens que les cubistes utilisent pour le représenter, ce qui me permit par la suite d’engager dans ma section quelques peintres aptes à dénaturer n’importe quelle forme. » Les cubistes et le camouflage poursuivaient un but similaire : intégrer la figure au fond, l’objet à son environnement.
Pour les cubistes, le problème était de figurer des objets colorés en trois dimensions sur la surface plane du tableau et de les incorporer à cette unité plastique. Pour ce faire, ils représentaient les objets vus sous divers angles, que les « passages », les dégradés colorés, permettaient de relier entre eux et à l’arrière-plan. La restriction des couleurs à un camaïeu de brun et de gris accentuait cette fusion. En reniant la perspective à point de vue unique, la lumière ne provenait plus d’une source isolée, mais servait à faire ressortir les volumes indépendamment de tout éclairage naturel.
De la sorte, leurs peintures, comme Les Usines du Rio-Tinto à l’Estaque, faisaient éclater le volume homogène des objets, brisaient leurs contours et rendaient leur position dans l’espace par une succession de plans : les bâtiments sont figurés les uns au-dessus des autres selon des angles variés, et leur forme n’est jamais complètement délimitée, un côté se fondant avec le fond. Le tableau, pour qui n’est pas familiarisé avec cette déconstruction visuelle, peut apparaître comme une surface couverte d’aplats colorés légèrement modulés, s’apparenter à de l’abstraction. Une « illisibilité » qui rejoint l’invisibilité recherchée par le camouflage.
Le matériel militaire était peint d’aplats de couleur unie indépendants des formes et de l’éclairage de manière à abolir le volume de l’objet, à rendre ses contours indéchiffrables et à l’amalgamer à son environnement. Les camaïeux de brun, de gris et de vert, couleurs les plus communes dans la nature et les moins visibles, servaient au mieux cette recherche de fusion.
Auteur : Claire Le Thomas.
Faux-arbres...
En forêt d'Argonne, près du Four-de-Paris.
Faux arbre en tôle, servant de sortie de secours d'un poste d'artillerie.
Encre et aquarelle, carnet 4. Historial de la Grande Guerre, Péronne.
Image du film Uomini contro (Les hommes contre) de Francesco Rosi, 1970.
Camouflage 14-18
Leon Underwood, L'installation de l'arbre camouflé.
Huile sur toile, 106 x 152 cm, Imperial War Museum, Londres.
La guerre de 1914-1918 ne fut pas la guerre éclair tant attendue. Elle s’enlisa rapidement et, avec la mise en place des tranchées, devint une guerre de position où la survie dépendait essentiellement du silence et de l’invisibilité des troupes. Il fallait voir sans être vu, surveiller sans se faire repérer pour anticiper les mouvements de l’ennemi ou attaquer sans envoyer à l’aveuglette projectiles et soldats. Le camouflage n’était plus une ruse ponctuelle comme dans les guerres de mouvement, mais un moyen de combat offensif et défensif.
Guirand de Scevola, jeune peintre canonnier de 2e classe, eut le premier l’idée de camoufler le matériel en le peignant. De cette invention naquit la première équipe de camouflage, placée sous sa direction, dont le ministre de la guerre ratifia l’existence officielle le 12 février 1915. Une fois reconnu, codifié et organisé, le camouflage pris rapidement une importance considérable comme méthode stratégique passive et active : de 30 hommes en 1915, son effectif passa en 1918 à 3 000 hommes.
Comme méthode passive, la plus rapidement mise en place, il s’agissait de dissimuler le matériel, les routes, ponts et autres points stratégiques sous des filets ou par de la peinture. Le camouflage actif comprenait quant à lui la création de postes d’observation ou de tir invisibles en s’appuyant sur les accidents et les particularités du terrain (ruines, arbres creux, meules de paille, fossés…) ou en les fabriquant de toute pièce (comme le faux arbre contenant une guérite photographié par Louis Danton) pour les substituer de nuit aux véritables éléments ayant servi de modèle à leur élaboration. Toute modification du paysage étant suspecte, il fallait remplacer un objet réel par son fac-similé, la copie étant aménagée de manière à contenir un ou plusieurs hommes avec du matériel militaire. Parfois ces doubles servaient à dérouter l’ennemi et le diriger sur des cibles fictives ou des positions erronées par la confection de canons ou de véhicules factices et de faux terrains d’aviations ou dépôts de munitions.
Auteur : Claire le Thomas
La bibliothèque bleue et les littératures de colportages.
La bibliothèque bleue et les littératures de colportages.
T. Delcourt et E. Parinet. 2000.
La Bibliothèque bleue
En 1602, Jacques Oudot, imprimeur à Troyes, lance une série de livrets - imprimés sur du papier bon marché, avec des caractères usagés et illustrés d’anciennes gravures sur bois - qu’il fait vendre par des colporteurs (merciers ou "crieurs") dans toute la France. De petits formats (14 * 7 ou 21 * 15 cm), ils étaient présentés sous une couverture de papier bleu qui servait habituellement à emballer les pains de sucre.
Une large audience : Les livrets imprimés à Troyes seront vendus jusqu’à la première moitié du XIXe siècle, et le modèle en est repris et imité dans toute la France. On ne connaît pas précisément le nombre d’exemplaires édités (sans doute des millions), et celui des titres est évalué à environ 1 200. Dans une France qui est à l’époque en partie analphabète, le succès de ces livres bleus ne manque pas de surprendre, et différentes explications ont été avancées. Si tout le monde ne sait pas lire, il y a dans chaque village au moins un lecteur qui peut faire une lecture collective ; d’autre part, posséder une de ces brochures, c’est pouvoir se familiariser avec les signes écrits et se réserver une possibilité d’acquérir ce savoir. Les premiers acheteurs ont d’abord été principalement des citadins - la petite et la moyenne bourgeoisie - puis, à partir du XVIIIe siècle, en majorité des ruraux et des paysans. Les éditeurs s’adaptent aux goûts et aux exigences de ce public, peu habitué à la lecture, en restant fidèles à des formes et des motifs précis, en résumant ou en abrégeant les textes d’origine. Les textes proviennent d’un répertoire déjà édité et pour lequel les droits du premier éditeur sont expirés. Tous les sujets - recettes de cuisine, astrologie, plantes - et toutes les littératures y sont représentés. Si dans le fonds édité à Troyes se trouvent encore certains romans de chevalerie, ils disparaissent à la fin du XVIIe siècle, alors que les contes n’y figurent qu’à partir du XVIIIe et surtout du XIXe siècle (Perrault, Mme d’Aulnoy et Mlle L’Héritier). Des hommes de lettres ou des ecclésiastiques ont parfois rédigé certains livrets sans toutefois les signer, et la plupart des livres bleus sont anonymes. Les imprimeurs et les ouvriers typographes s’improvisent auteurs et utilisent leur propre fonds, puisent dans la tradition orale ou les récits apocryphes. C’est ainsi que l’on trouve au catalogue Juif errant, Noëls, Jargon de l’argot, Bonhomme Misère, Vie de saint Claude, Malice des femmes, Misère des domestiques, Sermons et consolation de cocus… Au XIXe siècle, la Bibliothèque bleue n’est plus seule à proposer des rééditions d’œuvres, et on l’accuse d’être dangereuse et de fomenter les révolutions. Mais il n’y aura même pas à interdire sa publication, car le développement industriel et les progrès de l’alphabétisation provoqueront le déclin de cette littérature.
La réglementation sur la littérature de colportage : Le colportage de livres, qui touchait à partir du XVIIe siècle non seulement une clientèle paysanne, mais aussi une bourgeoisie de province, fut très vite réglementé. La littérature de colportage représentait en effet un danger à la fois pour les autorités, en propageant des textes subversifs, et pour le privilège corporatiste des libraires. Une loi de 1628 réserve d’ailleurs le colportage de livres aux anciens imprimeurs, aux libraires et aux relieurs dans l’impossibilité d’exercer leur métier. La Révolution libéra d’abord le colportage de ses entraves, mais le décret du 29 mars 1793 prévoyait des peines sévères contre les colporteurs, les auteurs et les éditeurs d’écrits incitant à la dissolution de la Convention nationale. Sous la Restauration, puis pendant la monarchie de Juillet et au cours du Second Empire, les colporteurs dont le fonds n’était plus seulement constitué de livres de religion, de vies des saints ou de manuels de civilité "puérile et honnête" firent l’objet d’une surveillance accrue. Une loi de 1833 créa une commission chargée d’écarter tous les livres injurieux pour l’Église, contraires aux bonnes mœurs, ou présentant un caractère polémique à l’égard du régime et de ses représentants. À partir de 1852, les colporteurs sont tenus à l’estampillage des livres par la préfecture. Dans les dix millions d’exemplaires vendus à travers la France dominent alors les œuvres sentimentales préromantiques (Paul et Virginie, de Bernardin de Saint-Pierre), les romans de Mme Cottin (Élisabeth ou les Exilés de Sibérie), les aventures mélodramatiques de Ducray-Duminil (Victor ou l’Enfant de la forêt, Lolotte et Fanfan), aux côtés des valeurs sûres de la Bibliothèque bleue, comme l’Histoire de Robert le Diable ou les Contes de Perrault.
Avec l’implantation jusque dans les moindres bourgades de commerçants qui vendaient également des livres, la littérature de colportage commença à disparaître. Elle a toutefois survécu jusque dans les années 1930 dans quelques zones rurales particulièrement difficiles d’accès.
samedi 25 février 2012
The Civitates Orbis Terrarum, edited by Georg Braun and engraved by Franz Hogenberg
Calicut, India, 1572
The first volume of the Civitates Orbis Terrarum was published in Cologne in 1572.
The sixth and the final volume appeared in 1617.
This great city atlas, edited by
Georg Braun and largely engraved by Franz Hogenberg, eventually
contained 546 prospects, bird-eye views and map views of cities from all
over the world. Braun (1541-1622), a cleric of Cologne, was the
principal editor of the work, and was greatly assisted in his project by
the close, and continued interest of Abraham Ortelius, whose Theatrum
Orbis Terrarum of 1570 was, as a systematic and comprehensive collection
of maps of uniform style, the first true atlas.
The Civitates, indeed, was intended
as a companion for the Theatrum, as indicated by the similarity in the
titles and by contemporary references regarding the complementary nature
of two works. Nevertheless, the Civitates was designs to be more
popular in approach, no doubt because the novelty of a collection of
city plans and views represented a more hazardous commercial undertaking
than a world atlas, for which there had been a number of successful
precedents.
Franz Hogenberg (1535-1590) was the son of a Munich engraves who settled
in Malines. He engraved most of the plates for Ortelius's Theatrum and
the majority of those in the Civitates, and may have been responsible
for originating the project.
Over a hundred of different artists
and cartographers, the most significant of whom was Antwerp artist Georg
(Joris) Hoefnagel (1542-1600), engraved the cooper-plates of the
Civitates from drawings. He not only contributed most of the original
material for the Spanish and Italian towns but also reworked and
modified those of other contributors. After Hoefnagel's death his son
Jakob continued the
work for the Civitates. A large number of Jacob van Deventer
(1505-1575), also known as Jacob Roelofszof, unpublished works, plans of
towns of the Netherlands were copied, as were Stumpf's woodcuts from
the Schweizer Chronik of 1548, and Munster's German views from the 1550
and 1572 editions of his Cosmographia. Another important source for maps
was the Danish cartographer Heinrich van Rantzau (1526-1599), beter
known under his Latin name Rantzovius, who provided maps of Northern
Europe, specially of Danish cities. The Civitates provided a uniquely
comprehensive view of urban life at the turn of the sixteenth century.
Other sources were the
maps of Sebastian Munster from around 1550 and , and of.
Braun added to the maps figures in
local dress. This feature was anticipated in Hans Lautensack's etched
view of Nuremberg, 1552, those groups of citizens in the rural
foreground add further authenticity to the highly accurate topographical
details of what was effectively Germany's cultural capital at that
time. Braun's motives for adding figures to the views, however, went
further: as stated in his introduction to book 1, he believed, perhaps
optimistically, that his plans would not in consequence be scrutinized
for military secrets by the Turks, as their religion forbade them from
looking on representations of the human form.
The plans, each accompanies by
Braun's printed account of the town's history, situation and commerce,
form an armchair traveler's compendium, which the scholar Robert Burton
in The Anatomy of Melancholy of 1621 asserted would not only provide
instructions but would uplift the spirit as well.
http://historic-cities.huji.ac.il/mapmakers/braun_hogenberg.html
jeudi 23 février 2012
lundi 20 février 2012
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